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COMMERCE EQUITABLE sur Objectif planet Joom Butik

 

 

 

 

 

AFRIKA RANCH

une ferme école écologique

 

Il sera donc créé une ferme écologique à RAO, (en accord avec le Conseil Rural de GANDON,Région de SAINT LOUIS)  qui se veut respectueuse de l’environnement, sans production de pollution de quelque sorte que ce soit, qui se veut à caractère biologique, développant la formation des personnes, la solidarité et les échanges des personnes dans le sens nord sud, sud nord mais aussi sud sud

 

INTRODUCTION

Nous sommes à l’aube du troisième millénaire, force est de reconnaître que la sécurité alimentaire est plus que jamais d’actualité. La consommation alimentaire par habitant et par jour a diminué. Environ 30%  à 60% de la population africaine ne bénéficie pas de la ration alimentaire minimum recommandée.

 

SITUATION ENVIRONNEMENTALE

Les politiques agricoles mises en place en Afrique se sont beaucoup inspirées des modèles occidentaux, (utilisation des produits agrochimiques et semences améliorées, pratique de la monoculture et mécanisation des opérations culturales). La priorité a été donnée aux cultures de rente, (arachide, coton) au détriment de la culture vivrière.

Des difficultés sont présentes également au niveau de la maîtrise de l’eau et de la commercialisation des produits.

D’autre part, les contraintes écologiques sont importantes, à savoir :

La salinité, l’acidification, l’érosion éolienne des sols, la réduction des aires de pâturages, le surpâturage, la réduction des superficies forestières, le mouvement des dunes, (avancée des dunes vives et remise en mouvement des dunes anciennes), ensablement des terres de bas fonds, risque de rupture de l’équilibre entre eau douce et eau salée, (menace d’intrusion marine).

Ces problèmes, issus parfois d’une mauvaise gestion agricole s’ajoutent à la précarité du climat : faiblesse et irrégularité des pluies.

De ces problèmes découlent l’aggravation de la dégradation des terres de culture et des ressources naturelles en général.

 

QU’EST CE QUE L’AGRICULTURE DURABLE ?

FAO, 1988 : « Le développement durable est la gestion et la conservation de la base des ressources naturelles et l’orientation des changements institutionnels et technologiques de manière à garantir la satisfaction continuelle des besoins humains de la présente et des futures générations. Un tel développement durable conserve la terre, l’eau, les ressources génétiques, (animal et végétal), ne dégrade pas l’environnement, est techniquement appropriée, économiquement viable et socialement acceptable. »

 

L’AGRICULTURE DURABLE EST ECOLOGIQUEMENT SAINE

Elle prend en compte la gestion du sol, la santé des cultures, des animaux et des êtres humains, grâce à des procédés biologiques (autorégulation). Quant aux ressources locales, elles sont utilisées de manière à minimiser les pertes d’éléments minéraux, de biomasse et d’énergie et de manière à éviter toute pollution, l’accent étant placé sur l’utilisation de ressources renouvelables.

 

L’AGRICULTURE DURABLE EST ECONOMIQUEMENT VIABLE

Elle permet à l’agriculture de produire suffisamment pour assurer une autonomie alimentaire. La viabilité économique se mesure non seulement en termes de production agricole directe, (rendements), mais également en fonction de critères tels que la préservation et le recyclage des ressources et la minimisation des risques.

 L’AGRICULTURE DURABLE EST TECHNIQUEMENT APPROPRIEE

Il y a  des possibilités très simples de s’adapter aux changements incessants des conditions dans lesquelles évolue l’agriculture.

 

 AFRIKA RANCH, CREATION D’UNE FERME ECOLOGIQUE

  

Photos du terrain, superficie de 100 hectares

CONCEPTION

Cette ferme originale se veut avant tout respectueuse de son environnement, avec mise en avant de cultures biologiques et diversifiées, production de produits de fourrage et d’alimentation pour le bétail, afin de vivre en autosuffisance.

Les raisons qui nous ont conduits à demander une superficie importante résident dans le fait, d’une part, que nous souhaitons laisser les volailles (poules, dindons, canards, oies, pintades…) évoluer en plein air.

D’autre part, nous souhaitons créer un secteur d’agrotourisme. Ceci suppose l’introduction d’animaux non domestiqués, s’adaptant au micro climat saint louisien, dans des zones bien délimitées.

Une partie des terres sera consacrée au reboisement.

Il s’agit de se tourner vers des techniques comme la jachère, la jachère améliorée, la fumure organique, les semences sélectionnées, la rotation des cultures, la diversification des cultures, l’intégration de l’élevage et de la foresterie avec l’agriculture, gestion économe de l’eau, utilisation de plantes comme les engrais verts, utilisation de cordons pierreux, recyclage des restes de culture, tout cela allant vers l’intensification des systèmes.

 

ELEVAGE

De vastes prairies seront dévolues aux animaux domestiques : Ovins, caprins, bovins, buffles de Salerno (Italie) et quelques races du Vietnam…

Une coopérative peut-être créée avec les éleveurs des alentours pour leur faire bénéficier des pâturages et des soins, moyennant une participation restant à définir.

Il est prévu l’amélioration de la race bovine avec un croisement entre race locale et les buffles de Salerno en Italie, afin d’augmenter le rendement au niveau de la production de lait et de viande. Il s’agit aussi d’améliorer la capacité de son adaptation au terrain, (c’est un animal rustique nécessitant peu de soins et sachant s’adapter aux sols pauvres, mais qui a besoin d’eau. Aussi l’idéal serait d’avoir un terrain proche d’un point d’eau, mais ce n’est pas une condition sine qua non.

Nous prévoyons aussi l’amélioration de la race chevaline.

 

Un espace sera consacré à la pisciculture en eau douce, avec creusement d’un bassin et installation d’un flobull, (permettant le mouvement incessant de l’eau). Cet élevage de poissons sera destiné à la consommation locale dans un premier temps.

 

 

 

MARAICHAGE

Culture de légumes variés, plantation d’arbres fruitiers…

Exploitation d’arbres fruitiers autres que ceux traditionnellement cultivés, adaptables au sol et au micro-climat saint louisien.

Il y aura une culture diversifiée avec systèmes de jachère comme décrit plus haut, pour éviter d’appauvrir davantage le terrain ; culture biologique sans ajout d’engrais si ce n’est de l’engrais organique produit par les animaux de la ferme.

 

Encouragement de coopératives de femmes qui auront des parcelles autonomes pour des cultures vivrières financées par la FSC.

 

Il sera aussi organisé le développement du secteur de la production de plantes médicinales.

Après enquête sur le terrain et recherches faites avec l’institut pharmacologique de l’Université de Pavia en Italie, il s’avère que l’Afrique en général et le SENEGAL  en particulier comptent beaucoup de plantes médicinales qui ont de nombreuses qualités curatives. Ces plantes comme :

-         le spondias mombin, sob en wolof, à utiliser contre les hémorragies

-         l’amona senegalensis pers, digor en wolof, reconnue pour son action antidiarrhéique, ses propriétés fébrifuges, antitussives, anti-infectieuses :

-         l’holarrhena floribunda, seulu en wolof, utilisé pour les parasitoses intestinales

-         l’acanthospermum hispidum DC, nolegetit en wolof, pour le traitement des affections hépato biliaires…etc…

Ces plantes étaient utilisées par nos Anciens et certaines sont tombées dans l’oubli.

Il est essentiel de valoriser leur production : pour se faire, la FSC s’attachera à les cultiver, à établir avec précision, en lien avec l’Institut Pharmacologique de Pavia, leurs qualités médicinales et à en valoriser leur distribution et leur utilisation.  ( L’Institut Pharmacologique de Pavia s’est engagé à apporter un soutien logistique dans ce domaine et à aider la Fondation Sylla Caap dans l’écoulement des productions.)

 

ORGANISATION DE L’ESPACE

 

-         zone de pâturages (terres de jachère)

-         zone de cultures maraîchères

-         zone de cultures pour l’alimentation du bétail et le fourrage

-         Cor de ferme avec plusieurs bâtiments, (étable, bergerie, laiterie, poulailler, greniers…)

-         Alimentation électrique grâce à la mise en place de panneaux solaires

-         Il est prévu un système d’irrigation, (système du goutte à goutte) et le forage de plusieurs puits, reliés entre eux par un système de pompes solaires.

-         Zone de foresterie à planter

 

 

CONSERVATION ET TRANSFORMATION DES PRODUITS BIOLOGIQUES

Considérant que les circuits de commercialisation ne sont pas bien développés et que les chaînes de froid sont presque inexistantes, la notion de conservation des produits agricoles devient un aspect important à prendre en compte. Toutefois, notre ambition est, avec l’énergie solaire, de créer dans un second temps cette chaîne du froid.

 

La source d’énergie qu’est le soleil permet le séchage comme mode de conservation.

 

Une grande partie de la transformation des produits agricoles sera tournée vers l’autoconsommation.

Les céréales comme le mil, par exemple, seront transformés en produits précuits puis séchés, (couscous ou autre)…

La transformation des fruits et des légumes qui arrivent tous à maturité en même temps, et pour des périodes courtes, est essentielle.

Transformation également des plantes médicinales biologiques.

 

COMMERCIALISATION DES PRODUITS BIOLOGIQUES

Les produits seront vendus en partie directement à la ferme, sur les marchés locaux. Sera organisée également l’exportation des produits, vers l’Europe. Les produits biologiques nécessiteront une certification : il sera fait appel à l’organisme international de certification, (ECOCERT) pour favoriser leur exportation. (Il n’existe pas de système de certification en AFRIQUE ; un défi à relever pour la Fondation Sylla Caap).

Pour ce qui est de la commercialisation locale des produits biologiques, leur vente sera basée sur la confiance.

Il s’agira également d’organiser une commercialisation urbaine, directement de la ferme vers la ville, afin d’éviter les intermédiaires. Il faudra se préparer pour négocier avec les commerçants et les industriels dans toutes les filières ;  Il s’agira d’assurer une bonne gestion, prévoir des infrastructures de stockage, des équipements appropriés, des systèmes de contact avec les transporteurs, les points de vente en milieu urbain, des systèmes de marketing des produits biologiques.

PREMIERES PERSPECTIVES

 

( Selon un rapport de la FAO, l’agriculture irriguée doit produire plus de nourriture pour répondre à la croissance des besoins, mais en utilisant moins d’eau. Il s’agit pour la Fondation Sylla Caap de relever ce défi : s’impliquer activement dans la gestion globale de l’eau).

 Il est prévu également la récupération des eaux de pluies.

Dans un premier temps, il s’agira de  construire une habitation, d’acheter quelques animaux, de l’outillage, des semences d’engrais verts, des semences d’espèces fourragères, du matériel de clôture, des infrastructures (étable, grenier).

Puis il faudra organiser la chaîne de transformation, de stockage, de transformation et de commercialisation…

TROIS ASPECTS DE L’AGRICULTURE BIOLOGIQUE NOUS PARAISSENT ESSENTIELS

- Aspect écologique

L’idée clef est la conservation des ressources comme le sol ; cela pourra se faire par le recyclage à l’échelle de chaque parcelle, entre les parcelles de l’exploitation ; penser également au recyclage urbain-rural où les égouts et les ordures sont traités pour produire du compost à retourner aux champs.

- Aspect agronomique

L’agro écologie répond aux besoins alimentaires présents et futurs de l’AFRIQUE.

- Aspect économique

Concernant sa compétitivité, l’agriculture biologique utilise beaucoup la main d’œuvre, tout en gardant des rendements similaires à ceux des systèmes agro chimiques.

3 ECOLE DE FORMATION

A moyen terme, cette ferme se veut aussi centre de formation à l’agriculture et à l’élevage biologiques  pour les jeunes désirant faire de l’élevage ou du maraîchage, ayant soin de s’adapter aux difficultés du terrain.

La FSC saura pour cela s’entourer de techniciens et d’ONG pour assurer la formation.

Les jeunes stagiaires, femmes et hommes, participeront au travail de la ferme et obtiendront un salaire, afin, tout en étant en formation, de pouvoir subvenir aux besoins de leur famille : ce centre de formation prendra aussi en charge l’alphabétisation des femmes.

La FSC favorisera l’insertion des femmes dans cette ferme biologique et mettra à  leur disposition des ateliers (maraîchage, tissage, couture, cours de gestion pour la création de coopératives) et en les faisant bénéficier de micro crédits, issus de la caisse de solidarité, afin d’aider ces femmes à créer leurs propres petites entreprises familiales, à leur convenance.

Cette ferme école, sera ouverte sur l’extérieur, en favorisant les échanges entre nord et sud, entre sud et nord, afin que chacun, de part et d’autre puisse partager ses expériences. (Par le passé, la Fondation Sylla Caap avait déjà favorisé des échanges de la sorte entre jeunes  désirant se former aux techniques du maraîchage et des agriculteurs français de Normandie, soucieux de participer par ce biais au développement durable de l’AFRIQUE, en offrant leurs compétences ; ces échanges avaient abouti à la mise en place d’une structure maraîchère au village de Diango en Casamance.

A long terme, sera créé un Centre International de Formation, centre de recherche technologique de la terre. Ce centre favorisera les échanges avec des lycées agricoles internationaux et favorisera des bourses d’études dans le cadre de ces échanges. 

Les bénéfices issus d’AFRIKA RANCH seront entièrement reversés au profit des projets de solidarité de la Fondation Sylla Caap, en Afrique.

 A ce jour, le forage de quatre  puits traditionnels a été effectué.( novembre 2009)

quelques photos:

 

 

Merci à nos amis partenaires dans ce projet:

- Les pêcheurs à la mouche RAMO DEI PRATI, ITALIE

- La commune de Paderno Dugnano en ITALIE

- L'entreprise LINEA BIANCA, ITALIE

- Le groupe I FIO DLA NEBIA, ITALIE

- Amis et sympathisants de la FONDATION SYLLA CAAP

 


 

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